
A presque 13 ans je n'étais évidemment pas à Berlin en ce 9 novembre 1989 pour donner des coups de pioches sur le mur. Mais à 13 ans on est déjà plus qu'en âge d'avoir compris que ce jour là, n'était pas un jour comme les autres et que plus rien ne serait comme avant. Je dois dire que la télévision m'a beaucoup servie ce soir là.
La chute du Mur de la honte était donc pour moi un moment fort riche en émotion et en satisfaction.
Emotion car qui n'avait pas entendu parler de ce mur de la honte depuis si longtemps en des termes toujours plus catastrophique. Mes souvenirs se portent à la fois sur l’histoire que l’on apprenait et sur celle plus personnelle et familiale par l’intermédiaire de mon grand-père à qui je rends hommage ici et qui a lui-même fuit ce communisme dévastateur en fuyant la Pologne occupée en 1945. C’est d’ailleurs mon grand-père qui m’a inculqué je dois dire une pure éducation anti-communiste la plus virulente qui soit sans pour autant n’être jamais tombé dans l’extrémisme et je suis fiers de ce qu’il m’a appris.
Satisfaction, car ce soir là j’avais compris que la liberté pouvait reprendre ses droits partout sur ces pays longtemps occupés et meurtris par une idéologie qui ne faisait régner que méfiance, paranoïa, coups tordus, emprisonnements arbitraires et exécutions sommaires.
Un jour, peu de temps après, on m'a apporté un tout petit morceau du mur à la maison, je l'ai tenu dans la main et je me suis dit "voilà le communisme ce n'est finalement qu'un tas de cailloux, il se résume à cela!".
Voilà les souvenirs tels qui se présentent à moi 20 ans après et je suis content que la Liberté retrouvée soit aussi fêtée et applaudie que ces jours ci. La Liberté n’est pas un vain mot, c’est une chance pour nous tous. Pour autant, soyons vigilants car elle n’a pas toujours durée et il faut peu de choses pour que tout bascule…du jour au lendemain.
Je rends aussi hommage à l'Allemagne qui a su faire la part des choses et qui restera un grand pays...Libre