Nicolas Sarkozy a convaincu 49% des Français après son intervention télévisée
Selon le baromètre OpinionWay-Le Figaro-LCI, le président de la République a convaincu 49 % des Français et n'en a pas convaincu 51 %. Ce résultat partagé montre qu'il reste du chemin à faire et que le travail d'explication des réformes doit se poursuivre. Parce qu'on ne peut pas accuser le président de tous les maux; c'est tous ensemble que nous devons essayer de redresser la France qui a mon sens a été abandonnée depuis très longtemps.
Je vous invite à relire ci-dessous les principaux passages de l'intervention du président hier soir.
La synthèse de l'émission
« J'ai été élu avec beaucoup d'attentes, pour réhabiliter le travail et rendre la fierté d'être Français ». C'est en affirmant comprendre l'impatience des Français et en affichant clairement les objectifs de son mandat que Nicolas Sarkozy a donné le ton de cette interview : franc-parler, humilité et pédagogie en ont été les maitres-mots.
Le Président de la République s'est tout d'abord exprimé sur la politique générale de l'année écoulée, la première de son mandat. Il a ainsi rappelé le retard économique et social accumulé par les précédents gouvernements depuis des années, retard qu'il lui revient à présent d'assumer. « Depuis 25 ans, la France était endormie, elle ne s'est pas adaptée au même rythme que les autres » a-t-il déclaré.
Il s'est donc dit tout-à-fait préparé, et ce depuis le premier jour de son élection, à ce que la mise en œuvre des réformes nécessaires à l'avancée du pays provoque certains bouleversements, mettant les Français à l'épreuve : « on ne peut pas bouger la 5ème puissance du monde sans que cela ne provoque des réactions ».
Le Président de la République a donc non seulement pris toute la mesure des attentes voire de l'impatience des Français, mais il a également tenu à en assumer sa part de responsabilité en admettant avoir « fait des erreurs ». Cependant, il entend agir jusqu'à son grand rendez-vous avec les citoyens : celui de la fin du quinquennat, l'heure où il devra rendre compte de son bilan aux Français.
Nicolas Sarkozy a ensuite abordé tour à tour les différents thèmes de sa politique générale.
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Questions d'économie
Malgré ce contexte épineux, Nicolas Sarkozy a estimé que la France « réagit bien » par rapport à ses voisins, évoquant un taux de chômage à son niveau le plus bas depuis 25 ans. « J'engagerai toutes les réformes nécessaires pour que la France puisse compter parmi les plus grandes puissances du monde » a-t-il déclaré.
-28% d'heures supplémentaires en plus entre décembre 2006 et décembre 2007, et 5,5 milliards d'euros dégagés pour 5 millions de salariés bénéficiaires.
-5 % d'augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé.
-Indexation du montant des loyers non plus sur l'indice de construction, mais sur celui des prix, soit 600 millions d'euros rendus aux locataires.
Le Chef de l'Etat s'est par ailleurs indigné de la hausse des prix subie par les Français, laquelle est supérieure à celle subie par leurs voisins européens. Il a déclaré vouloir tout faire pour que cette injustice soit réparée. Un projet de loi de Christine Lagarde et Luc Chatel est actuellement en préparation, qui permettra la négociabilité entre les fournisseurs et les grandes surfaces.
En outre, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'un texte sera présenté dans les 15 jours concernant l'intéressement : les entreprises qui redistribuent une partie des bénéfices réalisées vers leurs salariées auront désormais la possibilité de payer moins d'impôts.
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Questions de société
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Questions de politique étrangère
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A propos du Gouvernement
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Publié par tricolor à 23:06:10 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy : un président plus déterminé que jamais
Plus déterminé que jamais, je pense que le président de la république l'a montré ce soir. A ceux qui redoutait une paralysie et un début d'asphyxie au plus haut sommet de l'Etat en seront pour leurs frais. Le président a largement refusé le syndrome bien français " surtout ne rien dire, surtout ne rien faire" Il a dit et il fait, c'est l'essentiel qui compte.
Sur la politique intérieure " reconnaissant des "erreurs" sur la gestion gouvernementale
on retiendra son opposition à une régularisation massive des sans papiers "il y a une loi" "Quand on exploite des malheureux dans des cuisines ou dans des sous-sols alors qu'il y a des Français qui peuvent travailler...", déplore le chef de l'Etat qui se veut clair : "Il n'est pas question de faire une régularisation globale, ça conduit à la catastrophe".
Mais encore son hostilité réaffirmée des 35 heures - "en France, on ne travaille pas assez" - , ou sa volonté de faire la chasse aux chômeurs-resquilleurs - "sanctionner ceux qui refusent deux propositions correspondant à leurs qualifications".
Sur l'éducation nationale: "S'il suffisait d'embaucher des enseignants pour avoir la meilleure éducation nationale, ça se saurait"
Cartes Familles nombreuses : "Pas la peine de tourner autour du pot, on a commis une erreur"
Pouvoir d'achat:
Pour lutter contre l'inflation, Nicolas Sarkozy met en avant le texte que le gouvernement présentera en juin pour permettre la négociabilité des prix entre les fournisseurs et les grandes surfaces. "Je ne suis pas content, pourquoi le même produit augmente davantage en France qu'en Allemagne ? Je rendrai aux Français du pouvoir d'achat".
Afghanistan : "Pas de dialogue avec les Talibans"
"Si j'ai décidé du renfort de 700 militaires français sur place, c'est parce qu'il faut que nous réussissions et que l'armée afghane prenne le relais ensuite". Pour Nicolas Sarkozy, pas question d'établir un dialogue avec les Talibans, ces "moyenâgeux qui mettent la burka aux femmes". "Nous sommes en Afghanistan au côté des Afghans" et "à côté de l'Afghanistan il y a le Pakistan, il y a la bombe atomique", a souligné le chef de l'Etat. "Si on laisse tomber l'Afghanistan, le Pakistan tombera comme un château de cartes", a-t-il estimé.
Chine - Tibet: "J'ai été choqué par ce qui s'est passé au Tibet. Je l'ai dit aux Chinois"
Interrogé sur la position de la France par rapport à la Chine, après le chaos du passage de la flamme olympique à Paris, Nicolas Sarkozy joue une partition difficile. Il commence : "J'ai été choqué par ce qu'il s'est passé au Tibet et je l'ai dit au Président chinois. La Chine est immense membre permanent du conseil de sécurité, il a un droit de veto, il aide le monde au Darfour parce que c'est le seul qui est écouté par les autorités soudanaises et iraniennes par rapport au problème nucléaire". Pour autant, le chef de l'Etat affiche sa main tendue avec Pékin. "''Je ne veux pas qu'on mette la Chine au ban de l'humanité. La France essaye de renouer les conditions du dialogue entre Pékin et le Dalaï Lama. Mon sherpa est actuellement en Chine pour y travailler. Ce qu'il faut, c'est que les autorités chinoises fassent preuve avec le Tibet du même pragmatisme qu'avec Hong-Kong".
Le Président va-t-il boycotter la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin ? Pas de réponse. On l'interroge sur l'initiative de Bertrand Delanoë, maire de Paris, qui a attribué au Dalaï Lama le titre de citoyen d'honneur de la capitale : une telle initiative complique-t-il la tâche diplomatique de la France ? "Il faut essayer qu'il y ait le moins de blessures d'amour-propre possible'', a-t-il simplement répondu.
Voilà pour l'essentiel de ses déclarations, qui j'en suis sûr ne manqueront pas d'être commentées largement demain matin.
Nico de Reims
photo/ tf1
Publié par tricolor à 23:24:09 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
Pastiche du Monde sur la mort de Nicolas Sarkozy - Ecoeurant !
Ce bimestriel, tiré à 35.000 exemplaires, vaut 3 euros. Il est publié par la même société éditrice Blablabla et on ose le vendre au prix de 3 euros.
3 euros pour se moquer de nous en surfant avec tout et sur tout à propos du président de la république. Si j'en parle ici, c'est que je viens de l'entendre sur Europe 1 il y a quelques minutes et que je me demande vraiment si on peut rire de tout !
Pour finir, on n'attaque pas ainsi l'image du président de la république, qui et qu'on le veuille ou non, représente notre image en France et à l'étranger. J'imagine la réaction horrifiée des passants devant les kiosques à journaux qui pourraient croire qu'ils voient vraiment la "une" du Monde.
Ecoeurement donc !
Note: si je reproduis ici la photo de cette pseudo "une" c'est uniquement pour que les lecteurs de ce blog sachent de quoi on parle dans ce billet.
Nico
Publié par tricolor à 14:02:12 dans France | Commentaires (5) | Permaliens
A voir à la télévision: Jeudi 24 avril, intervention de Nicolas Sarkozy à 20h15
Dans un contexte national et international difficile, Nicolas Sarkozy interviendra à la télévision demain soir sur plusieurs chaînes notamment TF1 et France 2 à 20h15.
Le chef de l'Etat sera interrogé par Patrick Poivre d'Arvor (TF1) et David Pujadas (France 2), présentateurs du journal télévisé, et également par Véronique Auger (France 3), Yves Calvi (France 5) et Vincent Hervouët (LCI).
L'émission, d'une durée de 90 minutes, devait initialement avoir lieu lundi soir mais a été reportée pour cause d'obsèques nationales d'Aimé Césaire en Martinique.
A VOIR DONC...
Nico
Publié par tricolor à 13:38:33 dans France | Commentaires (2) | Permaliens
USA Campaign 2008 - Résultats de la primaire de Pennsylvanie: Victoire d'Hillary Clinton sur Barack Obama
Hillary Clinton : 55% soit 52 délégués supplémentaires
Barack Obama : 45% soit 46 délégués supplémentaires
C'est donc avec 10 points d'avance que Hillary Clinton a relancé sa course à l'investiture démocrate hier.«Certains pensaient que je perdrais et m'ont dit d'abandonner», a-t-elle lancé à des électeurs venus saluer sa victoire à Philadelphie. «Mais les Américains n'abandonnent pas. Et ils méritent un président qui n'abandonne pas, lui non plus». «Grâce à vous, le courant est en train de changer», a-t-elle ajouté.
Ceux qui espéraient en finir avec cette course à l'investiture qui n'en finit plus en seront pour leurs frais; John Mc Cain, le candidat Républicain peut se frotter les mains car c'est inespéré pour lui. Il peut en effet continuer sa campagne car pour l'instant il n'a toujours pas d'adversaire désigné.
L'Etat de Pennsylvanie restait le plus gros enjeu de cette primaire avec ses 158 délégués à pourvoir; il reste maintenant 9 primaires avant la convention nationale de Denver (Colorado) - la prochaine primaire se tiendra dans l'Indiana et la Caroline du Nord le 6 mai 2008.
Nico
photo/ www.hillary.org
Publié par tricolor à 10:38:44 dans USA Campaign 2008 | Commentaires (0) | Permaliens
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