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Obama remporte la nomination démocrate : Une victoire aussi historique que surprenante ! | 04 juin 2008

Obama remporte la nomination démocrate : Une victoire aussi historique que surprenante !

Le sénateur de l'Illinois a proclamé sa victoire mardi devant des milliers de partisans rassemblés dans le palais des expositions de Saint Paul, dans le Minnesota.

«Nous marquons ce soir la fin d'un parcours historique et le début d'un autre, une saga qui débouchera sur une Amérique nouvelle et meilleure», a déclaré Barack Obama hier soir après avoir remporté une des victoires les plus surprenante de l'histoire politique des États-Unis d'Amérique. Pendant ce temps, Hillary campe sur ses positions et refuse de reconnaître sa défaite. «Denver! Denver! Denver!» ont scandé les supporters d'Hillary Clinton hier soir à New York, encourageant la sénatrice de New York à poursuivre son combat jusqu'à la convention nationale du Parti démocrate fin août qui se tiendra à donc à Denver (Colorado).

Voir ci-dessous l'intégralité de son discours de Saint Paul (Minnesota).


 

Publié par tricolor à 12:54:35 dans USA Campaign 2008 | Commentaires (0) |

Le livre noir des régions socialistes: Quand la Champagne-Ardenne rime avec toujours plus d'impôts ! | 01 juin 2008

Le livre noir des régions socialistes: Quand la Champagne-Ardenne rime avec toujours plus d'impôts !

Trop d'impôts qui pèsent sur le contribuable, des dépenses inutiles ou surévaluées, une mauvaise gestion budgétaire, autant d'effets catastrophiques que dénonce le « Livre noir des régions socialistes » présenté par Roger Karoutchi le 28 mai.

Le 28 mai, à l'occasion de la présentation de la 3ème édition du « Livre noir des régions socialistes », Roger Karoutchi, Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement et Président du groupe UMP au Conseil Régional d'Ile-de-France, entouré de Brice Hortefeux, Ministre de l'Immigration et Conseiller Régional d'Auvergne, et de la plupart des présidents de groupe UMP d'opposition des conseils régionaux, a exposé la gestion catastrophique des 20 régions françaises gérées par les socialistes.

« Depuis 2004, vingt des vingt-deux régions métropolitaines sont gérées par des présidents socialistes. En 2005, nous avons publié un premier bilan critique d'une année de gestion socialiste : explosion des impôts, multiplication des dépenses de fonctionnement, de communication et saupoudrage des subventions aux associations. En 2007, dans le deuxième livre noir, nous avons constaté au-delà des dérives budgétaires et de la mauvaise gestion, qu'un véritable programme d'instrumentalisation des exécutifs régionaux s'était mis en place. Aujourd'hui, après cinq années de gestion socialiste dans les régions, il ne s'agit malheureusement plus de dresser un simple bilan critique des politiques et des actions nouvelles, mais bien de constater avec suffisamment de recul, les effets catastrophiques de la gestion socialiste dans les régions. Le résultat n'est plus seulement consternant comme dans les deux précédents livres noirs, il est accablant. »

Roger Karoutchi, avant-propos du Livre noir***


En 2004, 20 des 22 régions métropolitaines ont été remportées par des exécutifs socialistes. La droite est entrée dans l'opposition de la quasi-totalité des régions françaises.Or, entre 2004 et 2007, la pression fiscale moyenne des régions a augmenté de 35% sur l'ensemble du territoire. C'est cette hausse des prélèvements obligatoires, qui pèse sur chaque Français, que dénoncent Roger Karoutchi en Ile-de-France, et les responsables des groupes UMP d'opposition dans les autres régions.Ce livre noir des régions obéit donc à deux logiques, d'une part dénoncer les modes de gestion des socialistes qui privilégient l'impôt, et d'autre part, d'une façon beaucoup plus globale et hors des réflexes claniques, demander à l'Etat beaucoup plus de clarté sur les compétences et prérogatives de la région.

***
Une gestion socialiste catastrophique

Dans la majorité des régions gérées par les socialistes, les élus de droite ont subi l'explosion des dépenses de fonctionnement (communication, représentation, déplacements...), et dans le même temps d'une réduction des dépenses d'investissements liées notamment aux prérogatives régionales. La formation professionnelle, l'aide aux entreprises...Ainsi, en Ile-de-France, région dans laquelle les dépenses de fonctionnement représentaient 67,32 euros par habitant en 1998, l'accroissement de ces dépenses est de 58% sur l'ensemble de la mandature et elles représentent désormais 215 euros par habitant.Brice Hortefeux, Conseiller Régional d'Auvergne depuis 1992, souligne également que cette « gestion » des socialistes représente une véritable « ponction sur le contribuable » et ne permet pas aux régions de remplir les fonctions qui leur sont imparties. Comme les autres régions, l'Auvergne n'est pas épargnée par les hausses d'impôts (+67,5%) servant à couvrir des dépenses de fonctionnement et les hausses d'effectifs dans les exécutifs régionaux, plutôt que ce qui relève directement des attributions régionales, comme c'est le cas de la formation professionnelle dont le budget a baissé de 15% depuis 2004.C'est pour pointer directement et fortement les problèmes de gestion de chaque région française que « Le livre noir des régions socialistes » a, pour la 3ème année consécutive, été édité en 2008. Il s'attache à faire état précisément et strictement des postes de dépenses choisies au détriment d'autres par les socialistes. Il est d'ailleurs à noter que l'ensemble des chiffres utilisés pour la rédaction de ce livre noir sont issus des budgets officiels des conseils régionaux. Il en va de la responsabilité des groupes d'opposition de rendre le plus compréhensible possible, les postes budgétaires de chaque région française.Dans le même esprit, Roger Karoutchi veut dénoncer les dérives des Présidents de région socialistes qui s'érigent en contre-pouvoirs vis-à-vis du Gouvernement et qui, pour cela, engagent des actions régionales de financement, notamment à l'étranger, ne correspondant pas aux besoins de la région.

***
Pour une définition législative des compétences régionales

Pour Roger Karoutchi et les présidents des groupes UMP, cette gestion non rigoureuse des socialistes peut se faire et peut avoir lieu en toute impunité, parce que les compétences des régions ne sont pas assez clairement définies par les textes. Ainsi, le Secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement demande qu'un texte de clarification des compétences régionales soit produit, dans un souci de transparence et de clarté. Il souligne qu'il s'agit « d'un élément clé » dont les exécutifs régionaux ont besoin.En définissant les compétences exclusives et les possibles complémentarités de financement entre les différentes collectivités locales, il serait plus aisé de contrôler les problèmes de budget actuels engendrés par une gestion aveugle. L'intérêt d'un tel texte résiderait également dans le fait qu'il protégerait davantage les chefs de l'exécutif, alors moins soumis aux pressions diverses. Roger Karoutchi souhaite donc que les groupes politiques commencent à en débattre et décident peut-être d'un accord avant les élections régionales de 2010.

Le détail pour la Champagne - Ardenne:

UNE AUGMENTATION RÉGULIÈRE DES IMPÔTS RÉGIONAUX

Lors du premier livre noir des régions, la région Champagne-Ardenne était l'une des rares régions socialistes à ne pas faire exploser les impôts régionaux, se contentant d'une augmentation de seulement 8 % la première année. L'an dernier, Jean-Paul Bachy avait rattrapé « son retard ». Cette année, l'exécutif régional de gauche devient le champion de France de l'augmentation de la fiscalité avec une hausse de 7,4 % des impôts régionaux en 2008.

Ainsi en augmentant chaque année régulièrement les impôts, mais sans l'exagération des régions Bourgogne ou Languedoc-Roussillon, la majorité de gauche prélève chaque année en moyenne entre 20 et 26 M d'euros d'impôts supplémentaires dans les poches des ménages et des entreprises de Champagne-Ardenne.

A cela s'ajoute, l'augmentation de 5 euros par cheval vapeur fiscal sur les produits de cartes grises. « C'est le prix d'un paquet de cigarette », minimise Jean-Paul Bachy. Au final, ce sont tout de même 7 M euros supplémentaires qui sont prélevés chaque année sur les automobilisteset donc sur le pouvoir d'achat des habitants de la région. Les entreprises ne sont pas épargnées. Là encore, il faut souligner les contradictions entre les déclarations de l'exécutif qui souhaite d'une main, favoriser le développement économique de la région et qui de l'autre freine le développement et l'investissement des entreprises en augmentant la taxe professionnelle de 38 %. L'intégration d'une seconde vague du personnel TOS pour 2008 coutera 20 M euros (financé par la TIPP et non pas par la fiscalité directe), le transfert de l'AFPA financé également par la TIPP viendra gonfler ce nouveau budget de 17 M euros. En prenant en considération ces 2 nouvelles charges incompressibles d'un montant global de 37 M euros, nous pouvons en déduire qu'en « isolant » celles-ci,le BP 2008 serait inférieur à celui de 2007. (618 M euros - 37 M euros = 581 M euros).  

A quoi servent les hausses d'impôts ? 

 Il est inquiétant dans le même temps de demander aux ménages et entreprises de Champagne-Ardenne de mettre la main à la poche et de ne pas augmenter significativement les investissements. Augmenter les impôts pour financer un vaste programme d'investissement est compréhensible. Pour 2008, c'est tout le contraire : Baisse des investissements, baisse de l'emprunt et augmentation des impôts ! En réalité, l'exécutif de gauche se retrouve devant la problématique de gestion de sa dette. Pour mémoire : En 2004, la dette coûtait 8,7 M euros contre 21 M euros en 2008 ! Soit 12 M euros de plus ! Sur le seul exercice budgétaire 2008, la région devra débourser 5 M euros supplémentaires comparé à 2007 ! Le remboursement de la dette ne peut pas s'effectuer par l'emprunt. C'est une charge de fonctionnement et non d'investissement. De ce fait, et pour la première fois depuis son arrivée à la tête de l'exécutif régional, le Président de Région ne peut plus se réfugier derrière le moindre alibi tel que la décentralisation comme il l'a fait depuis 2004. La sanction tombe, le poids de la dette est croissant et même en faisant au mieux dans les recherches d'économies, il ne peut se résoudre qu'à faire financer cette charge autrement qu'en se tournant vers le contribuable !  

L'absence de réflexion à long terme sur l'avenir de la région  

L'exécutif de gauche gère la région au jour le jour. C'est la philosophie du toujours plus. On dépense plus, on augmente les impôts... Faute de réaliser des arbitrages entre certains projets, la région multiplie les actions dans des domaines qui ne sont pas forcément de sa compétence. La conséquence de cette gestion irresponsable est depuis 2004, l'explosion du service de la dette qui pèsera sur les générations futures et donc sur le développement à venir de la région. 

Les chapitres région par région

Aquitaine 
Auvergne
Basse-Normandie
Bourgogne
Bretagne
Centre
Champagne-Ardenne
Franche-Comté
Ile-de-France
Languedoc-Roussillon
Limousin
Lorraine
Midi-Pyrénées
Nord-Pas-de-Calais
Haute-Normandie
PACA
Pays de la Loire
Picardie
Poitou-Charentes
Rhône-Alpes

Publié par tricolor à 23:41:48 dans France | Commentaires (0) |

Interview de Nicolas Sarkozy sur RTL: il garde le cap sur la réforme malgré les difficultés économiques | 28 mai 2008

Interview de Nicolas Sarkozy sur RTL:  il garde le cap sur la réforme malgré les difficultés économiques

Hier, le Président de la République a répondu aux questions des journalistes d'RTL, en direct de 7H30 à 8H30. Ce rendez-vous lui a permis de s'adresser à la « France qui travaille et qui se lève tôt » et de s'expliquer sur tous les thèmes de sa politique de réforme. Cela malgré les difficultés économiques et notamment la crise que je pense sans précédent du pouvoir d'achat !

Dans mon entourage on ne parle que de cela et il y a de quoi ! Surtout pour la hausse du carburant qui est vraiment inquiétante; et qui va je pense finir par contribuer à une envolée supplémentaire des prix. Car lorsque les acteurs économiques (transporteurs, fabricants...) vont finir par répercuter cette hausse sans fin du pétrole sur leurs propres tarifs; c'est nous qui allons encore et une nouvelle fois payer la facture ! Ce matin j'ai entendu que Gaz de France va demander une nouvelle hausse de la tarification du gaz pour juillet prochain ( ce sera la 3ème depuis janvier ).

En attendant, je vous propose de reprendre les principaux points de son intervention sur RTL.

  • Emploi : les 35 heures comme socle des heures supplémentaires

Le Chef de l'Etat a tout d'abord confirmé le maintien de la durée légale du temps de travail à 35 heures. « Il y aura toujours une durée hebdomadaire du travail en France, et elle sera de 35 heures. En revanche ce que je souhaite, c'est qu'on supprime tous les verrous qui empêchaient les Français de travailler » a-t-il déclaré.


  • Retraites : le départ à 63,5 ans n'est pas à l'ordre du jour

Interrogé sur la proposition de la présidente du Medef, Mme Parisot, de repousser l'âge légal du départ à la retraite à 63,5 ans, le Chef de l'Etat a clairement répondu « je ne le ferai pas ». « En 13 mois, on aura réformé les régimes spéciaux, ce que personne n'avait fait en 30 ans, et fait passer (la durée de cotisation) à 41 ans, ce qui n'est pas une chose si facile », a-t-il ajouté.


  • Economie générale : aucune politique de rigueur

Nicolas Sarkozy a coupé court aux rumeurs de « rigueur » lancées par le PS, en insistant sur le fait qu'aucune politique de cette sorte ne serait appliquée par le Gouvernement. « Je ne crois pas à la rigueur pour une raison très simple : des gens très brillants et très compétents s'y sont essayé bien avant moi [...] et qu'est-ce-que cela a amené ? Plus de chômage, plus de déficit et moins de croissance [...] Voilà pourquoi il n'y aura pas de politique de rigueur : non pas pour des raisons idéologiques, mais parce que cela échoue », a-t-il expliqué. Le Chef de l'Etat a fait le choix d'une politique de maitrise raisonnable des dépenses « pour que chaque centime d'euro dépensé soit bien utilisé, et en même temps que dans la colonne de recettes, cela augmente ».


  • TVA : engager des discussions au plan européen

Le Président de la République a annoncé qu'il allait engager des discussions avec les partenaires européens en vue d'une baisse de la TVA à 5,5% dans trois domaines : les habitations à « haute qualité environnementale », la restauration et les disques.


  • Audiovisuel public : pas d'augmentation de la redevance

Nicolas Sarkozy a exclu catégoriquement le recours à une augmentation de la redevance audiovisuelle pour compenser la suppression annoncée de la publicité sur les chaînes de télévision publiques. « Ma politique c'est de libérer le travail et de faire en sorte que les gens ne soient plus assommés de prélèvements supplémentaires [...] Chacun a son idée pour faire un petit prélèvement de plus, je dis "c'est non" ».


  • Défense : restructurer les bases militaires

A quelques semaines de la présentation du Livre Blanc sur la défense, le Président de la République a déclaré que la France « ne baisserait pas la garde », mais il a indiqué la nécessité d'un « travail de restructuration » des bases militaires, notamment en fermant « une quinzaine de bases aériennes » inutilisées.
 

  • Transports publics : moderniser la ligne du RER A

Le Chef de l'Etat a renouvelé sa volonté de moderniser le RER A, la ligne la plus fréquentée au monde et aujourd'hui saturée.
La RATP devrait participer à cette modernisation à hauteur de 250-300 millions d'euros, soit la moitié du financement total du projet ; l'Etat assurera une participation du même montant. Nicolas Sarkozy a déclaré souhaiter « que les travaux commencent tout de suite », « que l'on commande les nouvelles rames et que d'ici à 12 ans l'ensemble des passagers puissent en bénéficier ».


  • Aménagement du territoire : de « nouvelles villes » pour le Grand Paris

Le Président de la république s'est prononcé pour la création de « nouvelles villes ». Il a ainsi lancé quelques pistes de réflexion que le secrétaire d'Etat à la région-Capitale Christian Blanc sera chargé d'étudier, comme la création d' « une ou deux nouvelles villes » en Ile-de-France, dans le cadre du « Grand Paris ».
« La nouvelle ville, c'est une ville écologique, où il fait bon vivre », a-t-il ajouté, en précisant son souhait qu'elle soit « la ville du développement durable ».

Publié par tricolor à 08:32:14 dans France | Commentaires (0) |

Moderniser les Institutions de la Vème République c'est moderniser la France ! | 23 mai 2008

Moderniser les Institutions de la Vème République c'est moderniser la France !

La modernisation de nos Institutions 50 ans après la fondation de la Vème République, la réforme de modernisation des institutions, qui sera très prochainement examinée au Parlement, propose de renforcer le rôle du Parlement, de rénover l'exercice du pouvoir exécutif et d'accorder de nouveaux droits aux citoyens.

50 ans après la fondation de la Vème République, la réforme de modernisation des institutions, qui sera très prochainement examinée au Parlement, propose de renforcer le rôle du Parlement, de rénover l'exercice du pouvoir exécutif et d'accorder de nouveaux droits aux citoyens.

La réforme de modernisation des institutions de la Vème République a été présentée le 23 avril par François Fillon en Conseil des Ministres, après validation par le Conseil d'Etat. Elle propose de renforcer le rôle du Parlement, de rénover l'exercice du pouvoir exécutif, et d'accorder de nouveaux droits aux citoyens.
En une année, Nicolas Sarkozy aura mis en œuvre l'un de ses engagements de campagne majeur : moderniser les institutions de la France et les adapter aux réalités de la vie politique et civile actuelles, cinquante ans après leur fondement.

***


Points de vue sur la réforme des institutions

-La France doit être une démocratie moderne
Pour Patrick Devedjian, « aujourd'hui la faiblesse du Parlement isole l'exécutif face aux médias et à l'obsession des sondages d'opinion. Notre pays mérite une démocratie plus équilibrée, à l'image de tous nos voisins européens. La réforme institutionnelle est indispensable. » Et d'expliquer les atouts des changements que propose le projet de loi. (8 mai 2008)
Lire le billet de Patrick Devedjian

-L'UMP se félicite de « cette réforme largement favorable au Parlement et cohérente avec les attentes des Parlementaires », qui « permet de réaffirmer notre attachement au principe de séparation des pouvoirs », a affirmé Dominique Paillé. L'UMP attend donc des Parlementaires qu'ils jouent leur rôle dans ce débat et attend du PS qu'il soit dans une logique modernisante dans la ligne d'Arnaud de Montebourg, plutôt que rétrograde, comme c'est le cas de François Hollande. Par ailleurs, Dominique Paillé et Frédéric Lefebvre ont confirmé leur « souhait d'un amendement commun de la majorité présidentielle, portant sur la procédure pour les nouvelles adhésions à l'Union Européenne. Il s'agirait de garantir la soumission à référendum de l'entrée de certains pays comme la Turquie, sur la base des critères du territoire et de la population, au-delà du mandat de Nicolas Sarkozy ». (Conférence de presse des 5 et 13 mai 2008, AFP, 2 mai 2008)

-Roger Karoutchi, Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, souligne également l'avancée que représente la réforme pour restaurer les pouvoirs du Parlement : « Nous ne voulons, ni renforcer les pouvoirs du Président ni, au contraire, affaiblir l'exécutif ». « L'objectif de cette réforme est de parvenir à un équilibre entre un exécutif capable d'agir et un pouvoir législatif capable de contrôler cette action. Il s'agit d'impulser des méthodes nouvelles, avec un gouvernement qui travaille davantage avec les parlementaires, et pour objectif ultime de meilleures lois pour le citoyen ». (La Croix, 13 mai 2008)

-Jean-François Copé, Président du Groupe UMP à l'Assemblée Nationale, souligne que « dans une République moderne, les pouvoirs du Parlement doivent être forts, c'est l'objet de cette révision et ce pour quoi nous avons fait campagne auprès des Français il y a un an ». Dans le même temps, « cette réforme nous concerne tous, majorité comme opposition. Son principal objectif est de renforcer les pouvoirs du Parlement, je ne peux pas imaginer que l'opposition ne soit pas aux côtés de la majorité dans sa démarche ». « Ainsi, j'ai pensé qu'il était important, en tant que président du groupe majoritaire à l'Assemblée Nationale, d'avoir une main tendue avec les responsables des autres groupes, afin de montrer qu'il existe des points de consensus entre la gauche et la droite ». (Interview Europe1, 13 mai 2008)

-Pour Bernard Accoyer, Président de l'Assemblée Nationale, « l'adoption de cette réforme serait d'abord une victoire pour les parlementaires ». « C'est d'ailleurs pour cela que je lance un appel à l'opposition. Nous ne devons pas passer à côté d'une chance historique de renforcer nos pouvoirs face à l'exécutif. Il s'agit d'une réforme indispensable pour la santé de notre démocratie. Ce serait d'autant plus regrettable que la gauche réclame depuis des années nombre des mesures proposées, comme le droit de résolution, le partage de l'ordre du jour entre le gouvernement et le Parlement, la limitation du 49-3... ». « Nous devons répondre à l'attente légitime des Français d'être mieux entendus et leurs attentes mieux exprimées dans les lois votées au Parlement, c'est l'objectif de cette réforme ». (Libération, 13 mai 2008, le Figaro, 20 mai 2008)
 

***

Des propositions du Comité Balladur au projet de loi

Le 18 Juillet 2007, le Président de la République et le Premier Ministre avaient créé le « Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République », présidé par Edouard Balladur. Après que le comité lui ait remis son rapport, à la fin du mois d'octobre 2007, le Chef du Gouvernement, à la demande du Chef de l'Etat, engagea une large consultation des différents responsables politiques, ceci afin d'apporter une contribution la plus démocratique possible à l'élaboration du projet de loi.
Présentée le 23 Avril en Conseil des Ministres, la réforme devrait être soumise au vote du Parlement réuni en Congrès, le 7 juillet prochain. Le texte reprend les trois grands axes établis par le Comité Balladur.

***

Renforcer le rôle du Parlement

Depuis l'élaboration de la Constitution en 1958, la société civile a changé, la vie politique également. Il était donc temps d'ajuster les institutions de la Vème République à ces mutations. Des mutations qui rendaient nécessaire un rééquilibrage des pouvoirs exécutifs et législatifs. C'est pourquoi Nicolas Sarkozy et François Fillon ont tenu à revaloriser et renouveler les prérogatives de l'Assemblée Nationale et du Sénat.

 

  •  Politique extérieure et défense : le pouvoir de contrôle des députés sera accru, puisqu'il pourra désormais s'exercer dans ces domaines jusque là réservés à l'exécutif. Ainsi, la prolongation des interventions militaires à l'étranger au-delà de six mois devra être votée par le Parlement. 
  • Maitrise de l'ordre du jour : l'ordre du jour des Assemblées, actuellement défini par le Gouvernement, sera partagé de manière égale par ce dernier et par le Parlement. De plus, « un jour de séance par mois » sera réservé à l'ordre du jour fixé par l'opposition.
  • Revalorisation du rôle des commissions parlementaires : les discussions en séances publiques porteront sur les textes issus des travaux en commission et non plus sur le projet du Gouvernement. Le nombre des commissions pourra par ailleurs être augmenté, passant de six à huit.
  • Capacité d'initiative renforcée : le Parlement aura le droit de voter des résolutions sur tout sujet.
  • Maitrise du travail législatif : le texte restreint l'article 49-3 de la Constitution portant sur l'adoption d'un projet de loi sans vote ; celui-ci ne sera plus possible que pour les lois de finances et les lois de financement de la Sécurité Sociale. En outre, « une séance au moins » par semaine sera consacrée aux questions aux Gouvernement, « y compris durant les sessions extraordinaires ».
  • Représentation électorale : les Français de l'étranger auront la possibilité d'être représentés par des députés et des sénateurs. Le collège électoral du Sénat sera réformé pour en « améliorer » la représentativité. En outre, l'opposition pourra bénéficier d'un véritable statut. Enfin, une commission indépendante  donnera son avis sur les découpages électoraux.


Il s'agira enfin pour le Parlement de légiférer non pas plus, mais mieux, et ce dans un souci de transparence et de lisibilité pour tous les citoyens. Car si aujourd'hui « Nul n'est censé ignorer la loi », il est parfois difficile, même pour des experts en matière de législation, d'avoir une connaissance exhaustive des milliers de lois votées depuis cinquante ans.


***

Rénover l'exercice du pouvoir exécutif


Assurer l'avènement d'une démocratie équilibrée, c'est renforcer les pouvoirs du Parlement, mais également prévoir la garantie d'un plus grand contrôle du pouvoir exécutif, c'est-à-dire du Président de la République et du Gouvernement. Pour cela, plusieurs mesures sont proposées par le projet de loi :

  • Limiter à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs.
  • Fixer le nombre maximum des ministres par une loi organique.
  • Encadrer l'exercice de l'article 16 de la Constitution, prévoyant les pleins pouvoirs au Président en cas de crise exceptionnelle, au bout de 30 jours ; le Parlement pourra alors saisir le Conseil Constitutionnel chargé de rendre son avis « dans les délais les plus brefs ».
  • Encadrer le pouvoir de nomination du Président de la République par l'intervention d'une commission parlementaire chargée de donner son avis.
  • Exercer le droit de grâce après avis d'une commission.

L'objectif de la réforme des institutions étant d'opérer une modernisation profonde de la Vème République, le projet de loi prévoit en outre la possibilité pour le Président de la République de s'exprimer devant le Parlement, notamment en cas de crise pour faire le bilan de son action.


En effet, le Chef de l'Etat n'avait jusqu'à présent que le droit d'adresser des messages lus par le Président de l'Assemblée Nationale et le Président du Sénat, devant des parlementaires debout, et à l'issue desquels aucun commentaire n'était permis. Ce qui donnait lieu à la situation absurde d'un Président capable de parler devant tous les Parlement du monde sauf le sien. Le texte entend donc rénover le système lui permettant de s'exprimer directement devant les députés et les sénateurs et d'accompagner chacune de ses allocutions d'un débat avec tous les groupes politiques.


***

Accorder de nouveaux droits aux citoyens


Le fondement même d'une démocratie est de confier la gouvernance d'une nation au peuple, par l'intermédiaire de représentants élus. Partant de ce principe, Nicolas Sarkozy a tenu à ce que soient rendus aux citoyens davantage de droits, puisque c'est d'eux qu'émanent le pouvoir politique, et que c'est pour protéger leurs intérêts qu'a été fondée la Vème République.
Plusieurs propositions sont formulées dans ce sens :

  • Le Chef de l'Etat ne préside plus le Conseil Supérieur de la Magistrature, qui s'ouvre à la société civile.
  • Les citoyens pourront saisir le Conseil Constitutionnel si, dans le cadre d'un litige, il leur est fait application d'une loi qu'ils estiment non-conforme aux droits et aux libertés garanties par la Constitution.
  • Un « Défenseur des droits des citoyens » pourra être saisi par toute personne s'estimant lésée par le fonctionnement d'un service public.
  • Le Conseil Economique et Social pourra être saisi par voie de pétition. Celui-ci verra également ses compétences élargies aux questions environnementales.

***
 


La réforme des institutions a donc pour objectif d'assouplir des institutions restées rigides depuis 1958, et de les adapter aux besoins politiques, démocratiques et sociaux de notre époque.

Le projet de loi doit être examiné par les députés fin mai, puis par les sénateurs, en Juin. La réunion du Parlement en Congrès à Versailles pour entériner la réforme devrait se tenir le 7 juillet 2008.

(photo: affiche du référendum pour la constitution de 1958)

Publié par tricolor à 22:48:08 dans France | Commentaires (0) |

USA - Le Sénateur Kennedy est atteint d'une tumeur maligne au cerveau - Senator Kennedy Has Malignant Brain Tumor | 21 mai 2008

USA - Le Sénateur Kennedy est atteint d'une tumeur maligne au cerveau - Senator Kennedy Has Malignant Brain Tumor

Voici ce que révèle le New-York Times du 20 mai et qui fait froid dans le dos de bon nombre d'américains. "Sen. Edward M. Kennedy was diagnosed with a cancerous brain tumor Tuesday in what could be the grim final chapter in a life marked by exhilarating triumph and shattering tragedy. Some experts gave the liberal lion less than a year to live". Il aurait une espérance de vie de moins d'un an.

Ted Kennedy qui est âgé de 76 ans est; il faut le rappeler le plus jeune des frères Kennedy notamment de John F Kennedy 35ème président assassiné en 1963 et de Bob Kennedy assassiné en 1968, on fêtera le 40ème anniversaire de sa disparition survenue pendant les primaires de 1968.

Nico

Les réactions du monde politique américain suite à cette nouvelle:

Obama: Tells CNN news is “heartbreaking,” says “I would not be sitting here as a presidential candidate had it not been for some of the battles that Ted Kennedy has fought.”

McCain: “Our thoughts and prayers go out to his family and to him. We hope and pray that they will be able to treat it, and he will make a full recovery.”

Clinton: “Our thoughts are with him and Vicki and we are praying for a quick and full recovery.”

Pelosi: “I know that that fighting spirit will hold him in good stead in the challenges that he's facing now.”

White House: President Bush is “deeply saddened” by the news.

source Time

Le démocrate Barack Obama, qui bénéficie depuis janvier du soutien enthousiaste d'Edward Kennedy, a déclaré sur la chaîne de télévision MSNBC qu'il avait eu le "coeur brisé" en apprenant le diagnostic de M. Kennedy, tout en rendant hommage à ses qualités de "battant" pour affronter la maladie.

L'adversaire de M. Obama dans la course à l'investiture démocrate Hillary Clinton a également rendu hommage à son collègue: "le courage et la détermination de Ted Kennedy sont sans égal, et ont fait de lui l'un des plus grands parlementaires de l'histoire du Sénat".

"Nos pensées et nos prières vont au sénateur Kennedy et à sa famille", a aussi déclaré le républicain John McCain. "J'ai décrit Ted Kennedy comme le dernier lion du Sénat, et je le pense parce qu'il reste le membre le plus efficace du Sénat", a ajouté le sénateur de l'Arizona, qui avait mis au point avec lui une ambitieuse réforme de l'immigration ayant tourné court il y a deux ans. AFP.

Publié par tricolor à 00:19:52 dans USA Campaign 2008 | Commentaires (2) |

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