La France ne peut rater la modernisation de ses institutions
Lundi 21 juillet 2008, le Parlement est convoqué en session à Versailles dans le cadre de la modernisation des institutions de la Vème République. C'est donc une étape cruciale qui se joue lundi puisque c'est la plus importante réforme constitutionelle depuis l'entrée en vigueur de la Constitution de 1958.
Pour ma part, tout en gardant l'esprit de la Constitution de 1958, cette réforme comporte des points intéressants notamment sur le référendum d'initiative populaire ou la possibilité offerte au président de la République de venir s'exprimer devant l'Assemblée. Le seul point qui me gêne est la possibilité offerte à un Ministre de retrouver automatiquement son siège de Député en cas de départ du gouvernement. Ce point est gênant car il est nécessaire de toujours passer par le vote populaire.
Autre désaccord: l'inscription des langues régionales dans la constitution. Pour moi, la langue (la seule) de la République est le Français. L'inscription d'autres langues et la porte ouverte aux éventuelles indépendantistes (Corse, Basque ou autres).
L'article 20 modifié est surprenant d'un point de vue pratique; "le président détermine et conduit la politique de la nation" - que se passerait-il en cas d'une nouvelle cohabitation? Il peut y avoir une dissolution par le président et en cas d'élection d'une majorité défavorable au président? La question se pose également en cas de décès du président en cours de mandat. Si un président de majorité X est nouvellement élu face à la majorité Y précédemment élue en début de mandat. Faudra-il dissoudre ? Et s'il n'y a pas de dissolution, quid de l'article 20 de la constitution ? Je m'interroge donc à ce sujet.
Ce projet de loi constitutionnel (disponible ici) devrait se jouer à quelques voix près devant les incertitudes qu'il suscite. Malgrès ces quelques points discordants, je pense que la France ne peut rater cette réforme car néanmoins, elle apporte plus de démocratie et de liberté à tous qu'elle n'en enlève.
Nico
Ci-dessous la synthèse du projet de loi constitutionnelle:
Exécutif
-L'article 20 de la constitution («le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation») est modifié. C'est désormais le chef de l'Etat qui détermine cette politique, le gouvernement se contentant de la conduire.
-Le chef de l'Etat ne peut effectuer plus de deux mandats.
-Le droit de grâce collectif est supprimé. Le droit de grâce individuel, maintenu.
-Le chef de l'Etat peut s'exprimer devant le parlement réuni en Congrès. Un débat sans vote peut avoir lieu à l'issue de son discours.
-Les ministres issus du parlement peuvent retrouver leur siège au terme de leur mandat.
-Le recours au 49.3 (qui permet au gouvernement de faire passer une loi sans examen par les parlementaires) est limité à une seule fois par session.
Législatif
-L'ordre du jour de l'Assemblée est fixé pour moitié par les députés eux-mêmes et non plus entièrement par le gouvernement.
-Les Français de l'étranger bénéficieront d'une représentation à l'Assemblée, à raison de 12 députés.
-Le parlement peut adopter des résolutions non contraignantes marquant son opinion
-Les textes débattus dans l'Hémicycle sont ceux issus des commissions parlementaires et plus de la version du gouvernement.
-L'opposition bénéficie d'un temps de parole plus important au Parlement et d'une meilleure représentation au sein des commissions.
-Il faut l'autorisation du parlement pour prolonger plus de six mois une opération militaire à l'étranger
-Un référendum est obligatoire pour toute nouvelle adhésion à l'UE, sauf si une motion adoptée aux 3 /5e par les deux chambres autorise le président à faire entériner cette nouvelle adhésion par voie parlementaire.
Citoyenneté
-Il est possible de déclencher un référendum d'initiative «populaire» à condition de réunir suffisamment de signatures de citoyens et de parlementaires.
-Lors d'un procès, tout justiciable peut saisir le conseil constitutionnel de la constitutionnalité d'une loi
-Les langues régionales et la parité homme-femme sont inscrites dans la Constitution
-Un défenseur des droits des citoyens est instauré, qui pourra être saisi par les usagers d'un service public s'estimant lésés
-Le conseil supérieur de la magistrature est remanié, de même que le conseil économique et social.
Ce qui a disparu :
Entre la version issue des propositions du comité Balladur et celle qui sera adoptée ou non lundi, de nombreux points ont été supprimés par les députés ou les sénateurs. Citons :
-L'interdiction de cumuler un mandat législatif et un mandat exécutif local (le cumul concerne 85% des parlementaires)
-L'introduction d'une part de proportionnelle dans l'élection des députés
-La modification de l'article 24, qui définit le rôle du Sénat («Il assure la représentation des collectivités territoriales de la République») pour y ajouter «en fonction de leur population», ce qui permettait de réformer le mode d'élection des sénateurs.
Ce que souhaitait la gauche :
L'opposition tenait à plusieurs réformes. La principale étant celle du mode d'élection des sénateurs. Aujourd'hui, il favorise fortement le monde rural et les petites communes, plus conservatrices. La droite domine donc la Haute assemblée depuis le début de la Ve République, Or, la majeure partie des communes, des départements et des régions sont à gauche. Le PS réclamait aussi la comptabilisation du temps de parole du chef de l'Etat dans celui de la majorité.
Publié par tricolor à 19:22:08 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
Caricature d'Obama dans le New Yorker - il fallait oser !
Beaucoup de lecteurs jugeront cette couverture offensante et nous sommes d'accord», a regretté le porte-parole du candidat Obama. Le New Yorker a même réussi à unir contre lui les Républicains et Démocrates. John McCain a déploré un dessin «totalement inapproprié». «Franchement, je comprends que le sénateur Obama et ses partisans puissent la trouver offensante», a-t-il confié.
Le rédacteur en chef du New Yorker est monté au créneau. «Notre idée était de nous en prendre aux mensonges et aux distorsions concernant le couple Obama», a déclaré David Remnick en tentant de se défendre tant bien que mal. «Nous avons tous entendu ces contre-vérités sur leur prétendu manque de patriotisme, leur faiblesse face au terrorisme... et nous avons tenté de mettre toutes ces images sur une couverture», a-t-il expliqué. «Ce n'est pas une satire des Obama mais une satire des rumeurs et des mensonges à leur encontre», a-il encore ajouté.
Pour ma part, je trouve qu'il fallait oser le faire -le racisme anti-noir serait encore bien ancré chez certains. Même si ma préférence particulière est pour John Mc Cain que j'apprécie particulièrement. Il prône une fermeté face au terrorisme et à l'empire du mal (Corée, Iran voir même à l'encontre de la Chine liberticide) je suis choqué de la façon dont ce célèbre hebdomadaire attaque un candidat somme toute honnête et volontaire. Les Américains ne sont pas dupes il faut rappeler qu'il a réussit à évincer Madame Clinton de la course à la Maison Blanche, ce qui n'est pas rien !
Petit rappel tout de même; 12% des américains croient que Barack Obama est musulman selon un récent sondage. Cherchez l'erreur...
Nico
Publié par tricolor à 23:54:58 dans USA Campaign 2008 | Commentaires (1) | Permaliens
14 juillet 2008 - Vive la République !
Belle fête nationale à toutes et à tous !
Publié par tricolor à 10:56:48 dans France | Commentaires (0) | Permaliens
Bronislaw Geremek est mort tragiquement ce dimanche
Bronislaw Geremek, Eurodéputé, spécialiste de l'histoire médiévale française et homme politique polonais, est mort dimanche dans un accident de voiture à l'âge de 76 ans.
Il a été l'un des principaux artisans des transformations démocratiques qui ont précipité la chute du communisme en Europe de l'Est.
Bronislaw Geremek, l'un des membres fondateurs du syndicat Solidarité et proche conseiller de Lech Walesa, son chef historique, avait appartenu à un petit noyau d'intellectuels prônant, dès les années 1970, une opposition non-violente au régime totalitaire imposé à la Pologne par l'Union soviétique.
En 1981, après le coup de force du général Wojciech Jaruzelski contre le syndicat dirigé par Lech Walesa, M. Geremek est emprisonné pour deux ans et demi. Lors de la chute du régime communiste, il milite au sein de Solidarnosc pour une entente avec l'ancien régime, qui ouvre la voie à une passation pacifique du pouvoir.
Bronislaw Geremek dirige ensuite la diplomatie polonaise de 1997 à 2000. Après l'adhésion de la Pologne à l'UE en mai 2004, il se fait élire député au Parlement européen sur les listes d'un parti réformateur issu de Solidarité, mandat qu'il assumait toujours au moment de sa mort. AFP
Etant moi-même à moitié Polonais (d'origine du côté de ma mère) c'est avec une immense tristesse que j'ai appris la nouvelle cette après-midi.
Bronislaw Geremek était l'incarnation de la liberté en Pologne. Quand on sait combien elle a souffert du cancer communiste de la fin de la seconde guerre mondiale à 1989; Bronislaw Geremek a su incarner la liberté, la démocratie et surtout l'espoir du renouveau. Je pense à la Pologne qui doit se sentir orpheline ce soir.
Nico
Publié par tricolor à 19:53:40 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
Tirs de missiles Iraniens: Bluff et photoshop à l'appui
Une photographie diffusée mercredi par l'Iran pour illustrer le tir réussi de quatre missiles sol/sol a été retouchée pour ajouter le quatrième, ont affirmé jeudi plusieurs experts interrogés par l'AFP.
La photographie, publiée par les Gardiens de la révolution, montre quatre missiles lancés d'un endroit non précisé du désert iranien, laissant derrière eux une traînée et des nuages de fumée au sol.
Cette photo --reprise notamment par l'Agence France-Presse et largement utilisée par des journaux et sites internet dans le monde entier-- était censée illustrer le lancement par les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien, d'un total de neuf missiles. Dont un missile Shahab-3 qui serait capable d'atteindre Israël, selon la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam.
Mais l'un des quatre missiles présents sur la photo a "semble-t-il" été ajouté en copiant des éléments pris des autres engins, tels que les panaches de fumée et les nuages de poussière, a estimé Mark Fitzpatrick, un expert de l'Institut international d'études stratégiques (IISS), basé à Londres.
"On dirait vraiment que l'Iran a retouché la photo pour dissimuler ce qui était apparemment l'échec d'un tir de missile", a déclaré à l'AFP M. Fitzpatrick, un ancien responsable au département d'Etat américain. AFP
Alors voilà le bluff iranien est en marche. Craignant une intervention militaire américaine ou israelienne, Téhéran tente la démonstration de force qui réussit très mal. Preuve à l'appui avec la photo ci-dessus certainement retouchée et qui exagère les capacités militaires iraniennes.
L'Iran, c'est un fait ne peut et ne doit pas se doter de l'arme nucléaire. Aussi proche de l'Etat Hébreu c'est intolérable pour la sécurité de la région mais aussi pour notre sécurité à nous occidentaux.
Pour le moment, les capacités offensives de l'Iran semblent limitées mais qu'en sera-t-il demain? Une intervention militaire deviendrait nécessaire dans un proche avenir et personnellement je pense que cela serait la meilleure des solutions.
Nico
photo 1 (truquée)
photo 2 (probablement l'original avec un missile de moins)
Publié par tricolor à 11:02:07 dans International | Commentaires (0) | Permaliens
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