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Mon 9 novembre 1989, souvenirs d'un mur, satisfaction de la liberté retrouvée | 10 novembre 2009

A presque 13 ans je n'étais évidemment pas à Berlin en ce 9 novembre 1989 pour donner des coups de pioches sur le mur. Mais à 13 ans on est déjà plus qu'en âge d'avoir compris que ce jour là, n'était pas un jour comme les autres et que plus rien ne serait comme avant. Je dois dire que la télévision m'a beaucoup servie ce soir là.

La chute du Mur de la honte était donc pour moi un moment fort riche en émotion et en satisfaction.

Emotion car qui n'avait pas entendu parler de ce mur de la honte depuis si longtemps en des termes toujours plus catastrophique. Mes souvenirs se portent à la fois sur l’histoire que l’on apprenait et sur celle plus personnelle et familiale par l’intermédiaire de mon grand-père à qui je rends hommage ici et qui a lui-même fuit ce communisme dévastateur en fuyant la Pologne occupée en 1945. C’est d’ailleurs mon grand-père qui m’a inculqué je dois dire une pure éducation anti-communiste la plus virulente qui soit sans pour autant n’être jamais tombé dans l’extrémisme et je suis fiers de ce qu’il m’a appris.

Satisfaction, car ce soir là j’avais compris que la liberté pouvait reprendre ses droits partout sur ces pays longtemps occupés et meurtris par une idéologie qui ne faisait régner que méfiance, paranoïa, coups tordus, emprisonnements arbitraires et exécutions sommaires.

Un jour, peu de temps après, on m'a apporté un tout petit morceau du mur à la maison, je l'ai tenu dans la main et je me suis dit "voilà le communisme ce n'est finalement qu'un tas de cailloux, il se résume à cela!".  

Voilà les souvenirs tels qui se présentent à moi 20 ans après et je suis content que la Liberté retrouvée soit aussi fêtée et applaudie que ces jours ci. La Liberté n’est pas un vain mot, c’est une chance pour nous tous. Pour autant, soyons vigilants car elle n’a pas toujours durée et il faut peu de choses pour que tout bascule…du jour au lendemain.

Je rends aussi hommage à l'Allemagne qui a su faire la part des choses et qui restera un grand pays...Libre

Publié par tricolor à 01:32:31 dans International | Commentaires (0) |

Un an après : une Géorgie debout et libre, par Mikheïl Saakachvili dans une tribune parue dans Le Monde | 09 août 2009

" Dans la nuit du 7 août 2008, la 58e armée russe a franchi les frontières internationalement reconnues de la Géorgie. Ainsi commençait une invasion préparée de longue date, visant à renverser mon gouvernement et à renforcer le contrôle de Moscou sur une région qui lui échappait de plus en plus.

Un an après, force est de constater que cette invasion n'a pas eu les résultats que le Kremlin escomptait. Le bilan de ces quelques jours de guerre fut lourd : 410 Géorgiens tués, pour la plupart des civils, plus de 1 700 blessés et quelque 170 000 personnes obligées de quitter leur foyer, parmi lesquelles des dizaines de milliers pour fuir le nettoyage ethnique frappant les villages d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie. Le coût économique de l'invasion s'est élevé à plusieurs milliards d'euros.

En violation de l'accord de paix signé par le président Medvedev, les militaires russes ne se sont pas retirés sur les lignes qu'ils occupaient avant le conflit, et plus de 10 000 d'entre eux stationnent toujours dans ces deux territoires géorgiens occupés. Aujourd'hui, leur présence renforcée est d'autant plus menaçante que la Russie vient d'empêcher le renouvellement des missions d'observation des Nations unies et de l'OSCE (l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe), chargées de protéger les droits de l'homme et de surveiller les mouvements de troupes.

Pourtant, la Géorgie est en train de se relever. Notre démocratie se renforce, les investisseurs étrangers reviennent, et le monde reconnaît désormais que les agissements russes d'août 2008 représentent une menace non seulement pour la Géorgie, mais aussi pour tous les pays épris de liberté et d'indépendance dans la région.

Les aspirations de la Géorgie sont à la fois simples et audacieuses. Depuis notre "révolution des roses" en 2003, nous avons travaillé d'arrache-pied à transformer un Etat déliquescent, profondément corrompu et vassalisé, en quelque chose de profondément nouveau dans notre région : un Etat moderne, responsable, allié avec l'Ouest, conforme aux standards européens et résolument engagé sur la voie de la démocratie et de l'économie de marché.

Vingt ans après la chute du mur de Berlin, ces aspirations devraient aller d'elles-mêmes. Même la Russie devrait se féliciter d'avoir un voisin stable, dynamique et prospère. Au lieu de cela, Moscou se sent outragé par notre dessein collectif. Comme si l'avènement dans le Caucase d'une nouvelle génération de leaders tournés vers l'Europe représentait une menace existentielle pour l'Etat Russe. Pareille perception héritée de la guerre froide explique en grande partie les événements d'août 2008. Ce fut difficile, mais nous avons survécu à la guerre. Lorsque celle-ci a pris fin, nous nous sommes trouvés face à un choix fondamental.

La plupart des pays confrontés à de si graves dangers ont tendance à se replier sur eux-mêmes. Nous avons au contraire choisi de nous engager plus en avant dans la voie des libertés et des valeurs que nous partageons avec l'Ouest. Ces valeurs, nous le savons, seront in fine notre meilleure protection, la garantie que nous ne reviendrons jamais aux temps sombres de l'oppression soviétique. Lors des manifestations d'avril par exemple, alors même que les chars russes trônaient - ce qu'ils font toujours - à 32 kilomètres de notre capitale, nous avons opté pour une politique d'ouverture et de retenue. La police n'est pas sortie dans les rues, et a permis aux manifestants de bloquer illégalement pendant trois mois la principale avenue de Tbilissi.

Refusant de tirer prétexte de l'occupation russe pour limiter l'expression des contradictions et des antagonismes qui traversent la société géorgienne, j'ai personnellement veillé à ce que les forces de l'ordre protègent les campements de l'opposition. Puis, nous avons invité les chefs de la contestation à ouvrir un dialogue pour réformer en profondeur notre Constitution, le système électoral, les médias et la justice.

Au mois de juillet, ce dialogue est passé à une vitesse supérieure lorsque j'ai pris l'engagement d'une série de réformes selon un agenda précis : l'élection au suffrage universel direct des maires en mai 2010 ; un nouveau code électoral et l'élection par consensus du président de notre Commission électorale centrale ; moins de pouvoir pour le président, plus pour le Parlement ; des sanctions plus strictes contre les représentants de l'Etat qui tenteraient d'influencer les juges ; un Conseil de l'audiovisuel composé à parité de membres de l'opposition et de la majorité.

Nous avons redoublé d'efforts pour ouvrir notre pays. La communauté internationale l'a bien noté, et nous lui en sommes reconnaissants. Plus de quatre milliards d'euros ont été promis pour nous aider à réparer les dégâts causés par la guerre et à prendre en charge les personnes déplacées. Les investissements étrangers arrivent de nouveau. La communauté internationale a condamné les multiples violations par la Russie de l'accord de cessez-le-feu. En juillet, à Moscou, le président Obama a fermement défendu notre intégrité territoriale et nos aspirations à rejoindre l'OTAN.

Aujourd'hui la Géorgie fait face à une situation nouvelle, qui a pourtant des airs de déjà-vu. De même que le mur de Berlin séparait autrefois le monde libre de l'espace communiste, une frontière de barbelés nous sépare aujourd'hui de nos deux territoires occupés. Dans ces territoires, les observateurs internationaux ont été expulsés, les médias muselés, et les citoyens géorgiens empêchés de retourner dans leur foyer. Pendant ce temps, la Russie continue d'y construire de nouvelles bases militaires.

Ce n'est pas une menace qui nous concerne uniquement. C'est un danger pour toutes les nations libres qui souscrivent au principe selon lequel les frontières internationales ne peuvent être modifiées par la force. Si nous ne nous opposons pas à ces pratiques, qu'il s'agisse d'agressions transfrontalières, de "conflits gelés" pour déstabiliser des Etats souverains, ou de coupures énergétiques à des fins politiques, aucun d'entre nous ne sera en sécurité. C'est pourquoi, avec nos amis occidentaux, nous avons choisi d'appliquer les méthodes qui ont permis de mettre fin pacifiquement à la guerre froide.

Nous avons appelé tous les Etats à respecter l'intégrité territoriale de la Géorgie et à ne pas reconnaître les territoires occupés. Nous sommes heureux de constater que cette approche a été adoptée par la quasi-totalité de la communauté internationale. Nous sommes déterminés, mais patients. Nous ne chercherons pas à reprendre ces territoires par la force - mais nous n'oublions pas non plus les droits des Géorgiens déplacés. Par-dessus tout, nous continuerons à bâtir une démocratie et une économie ouvertes. Comme nous l'a déclaré en juillet le vice-président Joe Biden lors de sa visite à Tbilissi : "Toutes les nations progressistes du monde sont concernées par votre succès, particulièrement les nations de cette région."

Il y a vingt ans, le magnétisme qu'exerçait l'Ouest libre et prospère a fait tomber le mur de Berlin. Nous sommes convaincus que l'exemple d'une Géorgie libre et prospère finira par restaurer notre souveraineté et redresser les torts causés par l'invasion russe d'août 2008. Avec l'aide de nos amis aux Etats-Unis et dans l'Union européenne - envers laquelle nous serons éternellement reconnaissants pour son rôle en 2008 et depuis -, la Géorgie continuera à se relever et poursuivra son chemin vers la grande famille des démocraties européennes ".

Mikheïl Saakachvili est président de la République de Géorgie.

Cette tribune est parue dans Le Monde du 6 août 2009.

Publié par tricolor à 18:17:05 dans International | Commentaires (0) |

Bonne fête Nationale - Bon 14 juillet 2009 | 14 juillet 2009

 

 

Ceux qui sont très attachés à la République et forcément les républicains diront bonne fête nationale à toutes et à tous.

Pour les autres, bon 14 juillet à toutes et à tous.

J'espère que partout ou vous ferez la fête; que celle-ci soit réussie !

 

image/Nymphéa/ crédit N.DRAGON

Publié par tricolor à 17:30:01 dans France | Commentaires (0) |

Libération immédiate de Clotilde Reiss emprisonnée pour des raisons fantaisistes par un pouvoir Iranien de plus en plus parano ! | 07 juillet 2009



Adhérez ici au groupe de soutien sur Facebook

Clotilde, jeune française de 23 ans, est une ancienne étudiante en Master 2 à l'IEP de Lille, promo 2008. En Février 2009, elle s'envole vers l'Iran où elle enseigne le français à l'université d'Ispahan.

Elections présidentielles, tollé et manifestations, Clotilde est témoin d'une agitation historique en Iran en faveur d'élections plus transparentes.

Alors qu'elle s'apprêtait à rejoindre des amis à Beyrouth, elle est arrêtée à l'aéroport de Téhéran le mercredi 1er juillet vers midi (heure locale) sous le motif d'espionnage. Une famille libanaise, sensée l'accueillir là-bas, a alerté les autorités françaises de sa courte disparition dès jeudi matin. Depuis, elle est détenue dans la prison d'Evine, et subit des interrogatoires sur ses activités.

Nous connaissons Clotilde et nous savons à quel point elle aime l'Iran et ne porte pas de préjugés sur son régime. Nous savons également que ce qui se passe en Iran traverse les frontières avec Internet et cela ne tenait pas à quelques photos prises par Clotilde, ou par un mail qu'elle aurait envoyé.

Nous avons crée cet espace pour se rassembler et unifier nos voix dans l'opinion publique afin de soutenir les diplomates français et la famille de Clotilde à surmonter les difficultés et réussir à la libérer au plus vite.

Ici, il ne s'agit pas de condamner le régime, il s'agit juste de sortir notre amie - innocente de ce chef d'inculpation absurde - de ce problème purement politique et diplomatique.

SVP pensez à diffuser ce groupe à tous vos contacts!! 

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Clotilde, 23-years-old french girl, is an ex-student at the Political Institute of Lille (Master II Grade), class of 2008. In february 2009, she flies to Iran to work as a french teacher at Ispahan University.

Presidential elections, outcries and riots, Clotilde witnesses an historical agitation in favour of more transparent elections.

As she was to meet some friends in Beirut (LEB), she is arrested at Teheran Airport on July 1st, around noon (local hour), and accused of spying. A lebanese family, who was to host her there, warned the french authorities about her disappearance. She has been retained since in Evine prison, and is being questionned on her activities.

We know Clotilde and we know that she deeply loves Iran and do not carry any prejudices about its regime. Information about what has been going on in Iran has spread through the Internet, so whatever pictures she had taken, or whatever e-mails she had sent, would not have made a difference.

We have created this group so as to gather, unify our voices, and raise the public opinion on this matter, in order to support french diplomats and Clotilde's family in these hards times and to demand for her immediate release.

This group does not aim at criticizing the Iranian Government, but only at helping our friend - unfairly blamed - going through this purely political problem.

Help us by inviting all of your contacts !

Publié par tricolor à 23:15:18 dans France | Commentaires (0) |

Le port de la burqa est incompatible avec nos valeurs républicaines | 22 juin 2009

 

 

Le président de la République l'a encore rappelé cette après-midi devant le Congrès de Versailles en disant "que la burqa n'est pas la bienvenue en France".

Pour ma part, je rejoins cette idée et je soutiens pleinement Nicolas Sarkozy sur ce point.

Je rajoute que le problème de la burqa c'est le problème de la liberté de la femme. Une femme n'a pas a subir des pressions qui l'oblige à porter la burqa en aucune façon surtout sur notre sol national. La France se veut un pays laïque et républicain, il n'est pourtant pas possible d'accepter tout et n'importe quoi notamment les coutumes abracadabrantesques d'hommes dont les idées sont restées au Moyen-âge.

La liberté des hommes s'arrête là ou commence les droits de la femme. Les droits de la femme musulmane sont de vivre pleinement leurs vies sans asservissement car pour moi, le port de la burqa c'est l'asservissement complet de la femme a un homme.

En France, nous devons accepter toutes les religions mais nous ne devons pas accepter les dérives qui n'ont rien à voir avec la religion. La burqa est une dérive malsaine et cruelle pour les femmes musulmanes. Il faut donc rejeter cette idée et la combattre car nous ne devons pas avoir peur à défendre notre idéal laïque et républicain.

A la réponse d'une loi pour l'interdire, je réponds pourquoi pas ?

 

Publié par tricolor à 19:37:06 dans France | Commentaires (4) |

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