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François Fillon ne renoncera pas aux réformes promises - interview du JDD du 27 avril 2008 | 27 avril 2008

François Fillon ne renoncera pas aux réformes promises - interview du JDD du 27 avril 2008

J'ai lu ce matin dans le journal du dimanche que je vais acheter chaque semaine une interview intéressante du Premier Ministre, François Fillon. Ceci fait suite à l'intervention du président de la république jeudi soir. On peut notamment lire dans cette interview que François Fillon garde le cap des réformes et annonce clairement que la France ne peut plus reculer après plus de 20 ans d'abandon.  A lire donc....

Nico


Propos recueillis par Virginie LE GUAY
Le Journal du Dimanche

Vous réclamiez une feuille de route. L'avez-vous aujourd'hui?
La feuille de route, je la connais. L'intervention du Président répondait plus à une demande des Français. La réforme bouscule: les interrogations sont nombreuses, des tensions se manifestent. Il était nécessaire de redonner le cap. Le président de la République l'a fait simplement, avec franchise. Sans rien cacher aux Français des difficultés rencontrées.

Pour expliquer ses difficultés, Nicolas Sarkozy a invoqué le contexte international: crise des subprimes, baisse du dollar, prix du pétrole... Tous les pays européens sont logés à la même enseigne: certains ont des meilleurs résultats que la France...
La France a pris du retard. Depuis vingt ans, notre pays hésite à entrer dans le 21e siècle. Il s'est accroché à une époque bénie où les grandes puissances se partageaient la production des richesses du monde et a fait pendant trop longtemps comme si cette situation devait durer toujours. Si nous voulons rattraper ce retard, nous devons faire vite. Ce qui se joue en ce moment dépasse largement la popularité de Nicolas Sarkozy, la mienne ou celle de la majorité. Il s'agit de savoir si la France est capable de se redresser ou si elle va s'orienter de façon durable vers le déclin. Et il y a un an, nous avons fait un choix: celui de faire toutes les réformes en même temps pour relancer notre pays.

"Toutes les réformes en même temps". Un choix critiqué jusque dans votre camp. Trop de réformes tuent la réforme disent certains. Hervé de Charrette a accusé Nicolas Sarkozy de rendre la "réforme haïssable".
La France n'a pas de temps à perdre. Ceux qui appellent à moins de réformes, sont souvent ceux qui n'en n'ont jamais fait. Et pour lesquels la réforme acceptable est une réforme d'apparence. Une réforme superficielle, sans effet. Quand je vois ce qui a été fait, ou plutôt ce qui n'a pas été fait, depuis vingt-cinq ans, je me demande qui est vraiment en mesure de nous donner des leçons en matière de réforme.

Les Français doutent de la méthode suivie. D'autant qu'ils ne constatent aucune amélioration de leur niveau de vie...
Que les Français soient préoccupés, inquiets, critiques à l'égard des réformes, je l'entends. Mais tous peuvent comprendre que les réformes lancées il y a un mois, trois mois, six mois ne peuvent déjà avoir des résultats. Pour les heures supplémentaires, par exemple, la feuille de paye augmente dès maintenant, mais la feuille d'impôt baissera l'année prochaine, lorsque les Français payeront leurs impôts.

Vous évoquez le bouclier fiscal: un "cadeau fait aux riches" disent les Français...
Mettre en place un bouclier fiscal, c'est reconnaître qu'on ne doit pas travailler plus de la moitié de son temps pour l'Etat. Ecraser de fiscalité les Français qui réussissent, c'est les encourager à se délocaliser. On ne peut pas rester les bras croisés face aux Français qui quittent chaque année notre pays pour s'installer en Grande-Bretagne ou en Belgique. Il faut avoir le courage de prendre les bonnes mesures, même si elles ne sont pas comprises sur le moment. Le bouclier fiscal ne représente que 220 millions d'euros et la gauche qui avance le chiffre de 15 milliards d'euros par an est d'une absolue mauvaise foi. C'est une escroquerie. Ces 15 milliards d'euros sont, en réalité, essentiellement destinés aux Français modestes et aux classes moyennes, à travers les heures supplémentaires, les réductions d'intérêts d'emprunts pour l'acquisition d'un logement et la quasi-suppression des droits de succession.

A propos de ce bouclier fiscal, Nicolas Sarkozy a évoqué des "erreurs de communication". En prenez-vous votre part?
J'assume ma part d'erreur! Je regrette notamment de ne pas avoir été, à l'époque, plus offensif face à une gauche qui travestissait la vérité avec des chiffres et des arguments archi faux. Nous aurions dû combattre ce discours mensonger et irresponsable avec plus de fermeté. J'ai pensé qu'il était tellement éloigné de la réalité qu'il ne prendrait pas dans l'opinion publique. J'ai eu tort.

Coupant court aux rumeurs de mésentente, Nicolas Sarkozy a parlé de vous comme d'un "bon premier ministre" avec lequel il dit travailler "la main dans la main". Un service minimum?
Nous vivons une situation étrange où quand le Président a des paroles aimables à l'égard de son premier ministre, c'est insuffisant, et quand il n'en a pas c'est que notre relation est difficile. Nous avons, avec Nicolas Sarkozy, une relation confiante, ancienne, qui résiste à la gravité de sa charge et aux exigences de ma fonction. Le Président me connaît assez pour savoir que je suis fidèle, loyal, sans être courtisan. Qu'il y ait eu, entre nous, des moments de tension compte tenu de la charge de travail qui est la nôtre, c'est normal. Qu'il y ait eu des débats préalablement à l'élaboration de positions communes, là aussi, c'est normal.

Nombreux pourtant sont les ministres qui disent que les arbitrages se font dorénavant à l'Elysée au détriment de Matignon.
L'équilibre entre l'Elysée et Matignon correspond au couple que nous formons avec Nicolas Sarkozy. Le Général de Gaulle centralisait beaucoup. Valéry Giscard d'Estaing envoyait de nombreuses lettres de mission à son premier ministre. Il n'y a rien de nouveau dans la situation actuelle. Des réunions ont lieu à l'Elysée durant lesquelles s'élabore la ligne gouvernementale. Ensuite Matignon fait son travail d'arbitrage, assure la cohérence budgétaire. C'est un partage du travail normal entre un Président de la République investi par les Français, qui assume pleinement ses responsabilités, et un premier ministre à qui il revient d'assurer le fonctionnement quotidien de la machine gouvernementale.

De nombreux couacs gouvernementaux sont intervenus ces deniers mois. Un manque de cohérence entre l'Elysée et Matignon?
Ces "couacs" sont pour l'essentiel des couacs de faible importance quand on pense, par exemple, à ce qui se passait avec la majorité plurielle de Lionel Jospin. Ce qui a pu toutefois poser problème, c'est leur répétition. Avec le président de la République nous l'avons dit de façon vigoureuse aux ministres concernés. Ces couacs sont aussi dus au fait que nous faisons beaucoup de réformes à un train rapide. La rapidité d'exécution conduit parfois à faire des erreurs. Je préfère qu'il y ait quelques erreurs mais qu'on ne freine pas l'exécution des réformes.

Ces incidents rendent parfois la politique gouvernementale illisible: la carte de famille nombreuse et la réforme des allocations familiales...
La carte SNCF a donné lieu à une mauvaise appréciation de ma part. Il y a eu une erreur. Je l'assume. Elle a été corrigée. Le processus de décision a, sans doute, été trop précipité. En revanche je nie tout couac à propos des allocations familiales. La réorganisation des allocations familiales est une réforme annoncée par le Président, et validée par le Parlement en octobre dernier. Elle consiste à donner plus aux enfants à partir de 14 ans et plus à la petite enfance. Sans faire la moindre économie sur les sommes versées aux familles.

Des couacs sur le fond et sur la forme. Rama Yade ou Nathalie Kosiusko-Morizet auraient dues être "sanctionnées" a reconnu Nicolas Sarkozy. N'était-ce pas votre rôle?
C'est une décision qui se prend d'un commun accord avec le président de la République. J'ai demandé à Nathalie Kosiusko-Morizet de faire des excuses. Ce qu'elle a fait. C'était un avertissement. L'affaire est close. Comme l'a indiqué le Président, chacun sait qu'à l'avenir, après les avertissements, les sanctions seront lourdes, même si un gouvernement n'est pas une armée de godillots mais des hommes et des femmes choisis en raison de leurs convictions.

Nicolas Sarkozy a annoncé la généralisation du RSA en 2009. Une mesure que vous jugiez trop coûteuse...
Cette mesure figurait dans notre programme. J'en suis un ardent défenseur. Mais parce que la France est un des pays qui a les dépenses sociales les plus élevées au monde, il n'est pas question d'augmenter leur volume. Le dispositif imaginé par Martin Hirsch permettra de reconcentrer les politiques sociales comme le RMI ou la Prime pour l'emploi.

La redistribution de cette prime pour financer le RSA ne va t-elle pas déshabiller les plus modestes pour habiller les plus pauvres?
La prime pour l'emploi (PPE) bénéficie aujourd'hui à près de 9 millions de Français. Son effet est souvent faible du fait de sa dispersion. Nous souhaitons qu'elle soit reconcentrée sur ceux qui en on le plus besoin.

Combien de personnes pourraient toucher le RSA en 2009, et à combien estimez-vous le coût final de cette réforme?
Entre trois et quatre millions de personnes sont concernées par cette mesure dont le coût total n'est pas encore complètement évalué. Mais c'est une opération très lourde.

Des régularisations de travailleurs sans papiers sont en cours. Combien pourraient avoir lieu?
Quelques centaines, pas plus. Nous sommes totalement opposés aux régularisations massives. Le président de la République a eu raison de dénoncer l'hypocrisie de certains chefs d'entreprise qui recrutent des clandestins pour, ensuite, demander leur régularisation. Le chef d'entreprise se doit de respecter la loi. Comme n'importe quel Français. Quand il recrute un salarié, il doit vérifier s'il est en règle. Régulariser tous les salariés en situation illégale serait une incitation à les recruter plutôt que d'embaucher ceux qui ont des papiers. Ce serait la négation de toutes les lois de notre pays.

La manifestation des fonctionnaires et des enseignants annoncée le 15 Mai vous inquiète-t-elle?
L'avenir de l'Etat passe par le retour à l'équilibre des comptes publics. La réduction des effectifs de la fonction publique est une nécessité absolue, incontournable, quels que soient les discours démagogiques de l'opposition. Un Etat qui cède à la première pression venue est un Etat qui ne se respecte pas.

Êtes-vous aujourd'hui un premier ministre heureux?
Pour la première fois depuis vingt ans, un Président et sa majorité vont tenir leurs engagements même si c'est difficile. Je ne sais pas si je suis heureux, ce mot ne s'adapte pas à la fonction que j'occupe, mais je suis fier de servir notre pays.

Publié par tricolor à 22:41:22 dans France | Commentaires (0) |

Nicolas Sarkozy a convaincu 49% des Français après son intervention télévisée | 25 avril 2008

Nicolas Sarkozy a convaincu 49% des Français après son intervention télévisée

Selon le baromètre OpinionWay-Le Figaro-LCI, le président de la République a convaincu 49 % des Français et n'en a pas convaincu 51 %. Ce résultat partagé montre qu'il reste du chemin à faire et que le travail d'explication des réformes doit se poursuivre. Parce qu'on ne peut pas accuser le président de tous les maux; c'est tous ensemble que nous devons essayer de redresser la France qui a mon sens a été abandonnée depuis très longtemps.

Je vous invite à relire ci-dessous les principaux passages de l'intervention du président hier soir.

La synthèse de l'émission

« J'ai été élu avec beaucoup d'attentes, pour réhabiliter le travail et rendre la fierté d'être Français ». C'est en affirmant comprendre l'impatience des Français et en affichant clairement les objectifs de son mandat que Nicolas Sarkozy a donné le ton de cette interview : franc-parler, humilité et pédagogie en ont été les maitres-mots.

Le Président de la République s'est tout d'abord exprimé sur la politique générale de l'année écoulée, la première de son mandat. Il a ainsi rappelé le retard économique et social accumulé par les précédents gouvernements depuis des années, retard qu'il lui revient à présent d'assumer. « Depuis 25 ans, la France était endormie, elle ne s'est pas adaptée au même rythme que les autres » a-t-il déclaré.

Il s'est donc dit tout-à-fait préparé, et ce depuis le premier jour de son élection, à ce que la mise en œuvre des réformes nécessaires à l'avancée du pays provoque certains bouleversements, mettant les Français à l'épreuve : « on ne peut pas bouger la 5ème puissance du monde sans que cela ne provoque des réactions ».

Le Président de la République a donc non seulement pris toute la mesure des attentes voire de l'impatience des Français, mais il a également tenu à en assumer sa part de responsabilité en admettant avoir « fait des erreurs ». Cependant, il entend agir jusqu'à son grand rendez-vous avec les citoyens : celui de la fin du quinquennat, l'heure où il devra rendre compte de son bilan aux Français.

Nicolas Sarkozy a ensuite abordé tour à tour les différents thèmes de sa politique générale.

***

Questions d'économie

  • Au  niveau international : le « quadruple choc ». Le Chef de l'Etat a rappelé la difficile conjoncture économique dans laquelle la France, tout comme les autres pays, se trouve actuellement : crise des subprimes, hausse du baril de pétrole, baisse du dollar et envolées des matières premières, le pays doit faire face à un « quadruple choc », qui nécessite une politique de réformes accrue pour s'adapter.

Malgré ce contexte épineux, Nicolas Sarkozy a estimé que la France « réagit bien » par rapport à ses voisins, évoquant un taux de chômage à son niveau le plus bas depuis 25 ans. « J'engagerai toutes les réformes nécessaires pour que la France puisse compter parmi les plus grandes puissances du monde » a-t-il déclaré.

  • Pouvoir d'achat : de « nouveaux leviers ». Des problèmes structurels handicapent depuis plusieurs années le pays, tels que la hausse continue des prix depuis l'apparition de l'euro, et le manque de concurrence. Malgré cela, les réformes engagées au cours de l'année ont déjà commencé à porter leurs fruits :

-28% d'heures supplémentaires en plus entre décembre 2006 et décembre 2007, et 5,5 milliards d'euros dégagés pour 5 millions de salariés bénéficiaires.
-5 % d'augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé.
-Indexation du montant des loyers non plus sur l'indice de construction, mais sur celui des prix, soit 600 millions d'euros rendus aux locataires.

Le Chef de l'Etat s'est par ailleurs indigné de la hausse des prix subie par les Français, laquelle est supérieure à celle subie par leurs voisins européens. Il a déclaré vouloir tout faire pour que cette injustice soit réparée. Un projet de loi de Christine Lagarde et Luc Chatel est actuellement en préparation, qui permettra la négociabilité entre les fournisseurs et les grandes surfaces.

En outre, Nicolas Sarkozy a annoncé qu'un texte sera présenté dans les 15 jours concernant l'intéressement : les entreprises qui redistribuent une partie des bénéfices réalisées vers leurs salariées auront désormais la possibilité de payer moins d'impôts.

  • Paquet fiscal : « 14 milliards d'euros pour les foyers modestes ». Le Président de la République a tenu à démontrer que la somme débloquée dans le cadre de cette réforme a bénéficié en premier lieu aux foyers modestes : heures supplémentaires, suppression des droits de succession, déductibilité des intérêts des emprunts pour les propriétaires, c'est en tout 95 % de cette somme qui a été rendu aux Français. Quant au bouclier fiscal, qui n'en représente qu'une petite part, Nicolas Sarkozy a estimé dans l'intérêt du pays « d'empêcher que les Français mettent leur argent ailleurs ».
  • Déficit budgétaire : « déficit 0 d'ici 2012 ». Le Chef de l'Etat a rappelé que le dernier budget à l'équilibre de la France date de 1974. C'est pourquoi une politique de réduction des dépenses publiques est absolument indispensable pour sortir le pays de la dette. Il maintient par ailleurs l'objectif du « déficit 0 » à horizon 2012.
  • Les 35 heures : « une catastrophe économique et sociale », qui a « découragé les gens de travailler ». Une mesure qui a couté 20 milliards d'euros pour que les travailleurs gagnent moins.
  • Revenu de Solidarité Active : « Je n'y renonce pas ». C'est ce qu'a déclaré le Président de la République, qui entend donner la chance aux « travailleurs pauvres » de se réhabiliter par le travail, et non par l'assistanat ».  Il est donc important pour les personnes retrouvant un emploi de pouvoir cumuler les minimas sociaux perçus avec le nouveau salaire. Cependant, un certain nombre de données restent encore à arbitrer. « Le RSA se fera, en en maitrisant les coûts » a-t-il ajouté, annonçant sa mise en place pour 2009.
  • Syndicats : hommage au dialogue. Nicolas Sarkozy a tenu à « rendre hommage » à leur attitude responsable durant les périodes de tensions difficiles, faisant référence au conflit qui les opposait sur le thème de la réforme des régimes sociaux.
  • Carte SNCF « famille nombreuse » : « on a commis une erreur » a déclaré le Président de la République, qui a expliqué sa décision d'annuler le financement intégral par la SNCF en soulignant que la mission même de l'Etat est de prendre en charge la politique familiale. 

***


Questions de société

  • Immigration : une meilleure régulation pour un meilleur accueil. Le Chef de l'Etat s'est indigné de l'utilisation de la main d'œuvre clandestine par certains patrons, alors que 22% d'immigrés en situation régulière sont au chômage. Il a par ailleurs affirmé sa volonté de ne procéder à aucune régularisation globale, laquelle « profite aux trafiquants ». Il demande ainsi aux préfets d'appliquer simplement la loi, qui prévoit la régularisation des personnes immigrées selon certains critères. Les dossiers de chacun doivent ainsi être examinés « au cas par cas » selon le juste principe de « l'immigration choisie », qui seul permettra un accueil de qualité aux étrangers.
  • Education : faire prévaloir la qualité à la quantité. Face aux manifestations récentes de lycéens, le Président de la République s'est dit très à l'écoute des « inquiétudes de la jeunesse ». Cependant il confirme son soutien au Ministre Xavier Darcos, ayant la certitude que la qualité de l'Education Nationale ne se fait pas sur la quantité des professeurs, contrairement aux politiques des gouvernements précédents qui n'ont pas porté de résultats malgré les sommes dépensées. Et ce d'autant plus que depuis trois ans, le second cycle compte 145 000 élèves en moins. Nicolas Sarkozy a par ailleurs insisté sur le fait que les suppressions de postes ne seront pas l'objet d'objectifs comptables, mais seront le fruit de réformes cohérentes telles que l'allégement des horaires hebdomadaires dans le primaire et le secondaire ou le rééquilibrage des sections. Enfin, il a assuré qu'il ferait de la revalorisation de la condition enseignante une priorité : « entre la quantité et la qualité, je choisis la qualité » a-t-il déclaré.
  • Retraites: 41 ans de cotisation, une mesure nécessaire. Le Chef de l'Etat a indiqué qu'il ne souhaitait ni augmenter le montant des cotisations, ni baisser les retraites. La solution la plus convenable est par conséquent de cotiser 41 ans, ce qui était déjà prévu dans la loi de 2003. 
  • OGM : prendre ses précautions. Nicolas Sarkozy s'est dit favorable à la recherche sur les OGM, et à de grandes précautions quant à leur culture en plein champ. « Je ne trahirai ni la lettre, ni l'esprit du Grenelle » a-t-il précisé.
  • Spéculations : pour un capitalisme « moralisé ». Le Président de la République a rappelé qu'il souhaitait un capitalisme raisonné, « moralisé ». Or, la spéculation a pris le pas sur l'entreprenariat. Il faut donc poser des règles internationales de transparence, notamment dans le cadre du G8.

***


Questions de politique étrangère 

  • Chine : instaurer le dialogue. Nicolas Sarkozy s'est dit véritablement « choqué » de la répression opérée par la Chine envers les Tibétains. « Je n'ai pas accepté ce qu'il s'est passé au Tibet et je l'ai dit au Président chinois » a-t-il indiqué. Pour autant, la  Chine ne doit pas être mise au ban des nations, faisant partie du Conseil de Sécurité de l'ONU, et ayant une part très active dans des missions de paix internationale comme au Darfour ou en Iran. Il est donc important de créer les conditions pour que le dialogue s'installe entre la Chine et le Tibet, ce que tente actuellement le Président de la République. En outre, le Chef de l'Etat a rappelé qu'au moment des Jeux Olympiques de Pékin, la France présidera l'Union Européenne ; cette responsabilité l'oblige donc à une concertation avec les 27 autres pays en vue d'une position commune quant à sa présence à la cérémonie d'ouverture.
  • Europe : «S'agissant de la Turquie, je ferai un référendum ». Nicolas Sarkozy a évoqué la réforme des institutions en indiquant que le référendum concernant un élargissement de l'Europe serait non plus « automatique » mais « possible ». Ainsi, si la question d'une entrée de la Turquie dans l'Union Européenne se posait, compte tenu de la taille et de la population du pays, il demandera aux Français d'exprimer leur avis par les urnes.
  • Afghanistan : « ce n'est pas une guerre ». Le Chef de l'Etat a rappelé que l'armée française n'est pas engagée dans un conflit militaire, dans la mesure où les soldats sont engagés du coté du pouvoir en place dans une mission de coordination de l'aide civile et sanitaire. Il a ainsi renouvelé tout son soutien au Président afghan Hamid Karzai. Quant au renforcement de la présence française sur le terrain, il a indiqué qu'elle a été décidée il y a 7 ans, en 2001, sous le gouvernement de Lionel Jospin.
  • Conflit israélo-palestinien : vers une reconnaissance mutuelle. Le Président de la République a affirmé qu'il n'y aurait pas d'avenir possible dans cette zone sans une reconnaissance de l'Etat d'Israël par les Palestiniens, et sans une reconnaissance par les Israéliens d'un Etat Palestinien démocratique.
  • Ingrid Bétancourt : « nous y arriverons, je ne cèderai pas ». Le Chef de l'Etat a réaffirmé sa confiance en la médiation d'Hugo Chavez avec les Farc, grâce auquel une preuve de vie a pu être obtenue après plus de cinq ans sans nouvelles d'Ingrid Bétancourt. Il a également affiché sa volonté de mettre fin au calvaire de l'otage.


***


A propos du Gouvernement

  • Ses relations avec le Premier Ministre : Nicolas Sarkozy a très largement renouvelé sa confiance en François Fillon avec lequel il travaille « main dans la main ». Il a assuré par ailleurs vouloir n'établir aucune concurrence entre son Premier Ministre et Xavier Bertrand, un « homme de talent ».
  • Les « couacs » : « Il y a eu des couacs, c'est incontestable, c'est inévitable » a déclaré le Président de la République, qui en a assumé la responsabilité, de part la présence au gouvernement de jeunes ministres. Cependant, il a tenu à assurer que cela « ne se reproduirait pas ».
  • Son mandat : interrogé sur l'éventualité de briguer un deuxième mandat, Nicolas Sarkozy a répondu que « l'énergie que l'on met à durer, c'est celle que l'on ne  met pas à faire ; or, je suis là pour faire ». Il s'est donc montré déterminé à se concentrer sur les 55 réformes entamées, et toutes celles qui suivront d'ici 4 ans, pour sortir la France de l'immobilisme.


***

Publié par tricolor à 23:06:10 dans France | Commentaires (0) |

Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy : un président plus déterminé que jamais | 24 avril 2008

Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy : un président plus déterminé que jamais

Plus déterminé que jamais, je pense que le président de la république l'a montré ce soir. A ceux qui redoutait une paralysie et un début d'asphyxie au plus haut sommet de l'Etat en seront pour leurs frais. Le président a largement refusé le syndrome bien français " surtout ne rien dire, surtout ne rien faire" Il a dit et il fait, c'est l'essentiel qui compte.

Sur la politique intérieure " reconnaissant des "erreurs" sur la gestion gouvernementale

on retiendra son opposition à une régularisation massive des sans papiers "il y a une loi" "Quand on exploite des malheureux dans des cuisines ou dans des sous-sols alors qu'il y a des Français qui peuvent travailler...", déplore le chef de l'Etat qui se veut clair : "Il n'est pas question de faire une régularisation globale, ça conduit à la catastrophe".

Mais encore son hostilité réaffirmée des 35 heures - "en France, on ne travaille pas assez" - , ou sa volonté de faire la chasse aux chômeurs-resquilleurs - "sanctionner ceux qui refusent deux propositions correspondant à leurs qualifications".

Sur l'éducation nationale: "S'il suffisait d'embaucher des enseignants pour avoir la meilleure éducation nationale, ça se saurait"

Cartes Familles nombreuses : "Pas la peine de tourner autour du pot, on a commis une erreur"

Pouvoir d'achat:

Pour lutter contre l'inflation, Nicolas Sarkozy met en avant le texte que le gouvernement présentera en juin pour permettre la négociabilité des prix entre les fournisseurs et les grandes surfaces. "Je ne suis pas content, pourquoi le même produit augmente davantage en France qu'en Allemagne ? Je rendrai aux Français du pouvoir d'achat".

Afghanistan : "Pas de dialogue avec les Talibans"
"Si j'ai décidé du renfort de 700 militaires français sur place, c'est parce qu'il faut que nous réussissions et que l'armée afghane prenne le relais ensuite". Pour Nicolas Sarkozy, pas question d'établir un dialogue avec les Talibans, ces "moyenâgeux qui mettent la burka aux femmes". "Nous sommes en Afghanistan au côté des Afghans" et "à côté de l'Afghanistan il y a le Pakistan, il y a la bombe atomique", a souligné le chef de l'Etat. "Si on laisse tomber l'Afghanistan, le Pakistan tombera comme un château de cartes", a-t-il estimé.

Chine - Tibet: "J'ai été choqué par ce qui s'est passé au Tibet. Je l'ai dit aux Chinois"

Interrogé sur la position de la France par rapport à la Chine, après le chaos du passage de la flamme olympique à Paris, Nicolas Sarkozy joue une partition difficile. Il commence : "J'ai été choqué par ce qu'il s'est passé au Tibet et je l'ai dit au Président chinois. La Chine est immense membre permanent du conseil de sécurité, il a un droit de veto, il aide le monde au Darfour parce que c'est le seul qui est écouté par les autorités soudanaises et iraniennes par rapport au problème nucléaire". Pour autant, le chef de l'Etat affiche sa main tendue avec Pékin. "''Je ne veux pas qu'on mette la Chine au ban de l'humanité. La France essaye de renouer les conditions du dialogue entre Pékin et le Dalaï Lama. Mon sherpa est actuellement en Chine pour y travailler. Ce qu'il faut, c'est que les autorités chinoises fassent preuve avec le Tibet du même pragmatisme qu'avec Hong-Kong".

Le Président va-t-il boycotter la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin ? Pas de réponse. On l'interroge sur l'initiative de Bertrand Delanoë, maire de Paris, qui a attribué au Dalaï Lama le titre de citoyen d'honneur de la capitale : une telle initiative complique-t-il la tâche diplomatique de la France ? "Il faut essayer qu'il y ait le moins de blessures d'amour-propre possible'', a-t-il simplement répondu.

Voilà pour l'essentiel de ses déclarations, qui j'en suis sûr ne manqueront pas d'être commentées largement demain matin.

Nico de Reims

photo/ tf1

Publié par tricolor à 23:24:09 dans France | Commentaires (0) |

Pastiche du Monde sur la mort de Nicolas Sarkozy - Ecoeurant ! | 23 avril 2008

Pastiche du Monde sur la mort de Nicolas Sarkozy - Ecoeurant !

Ce bimestriel, tiré à 35.000 exemplaires, vaut 3 euros. Il est publié par la même société éditrice Blablabla et on ose le vendre au prix de 3 euros.

3 euros pour se moquer de nous en surfant avec tout et sur tout à propos du président de la république. Si j'en parle ici, c'est que je viens de l'entendre sur Europe 1 il y a quelques minutes et que je me demande vraiment si on peut rire de tout !

Pour finir, on n'attaque pas ainsi l'image du président de la république, qui et qu'on le veuille ou non, représente notre image en France et à l'étranger. J'imagine la réaction horrifiée des passants devant les kiosques à journaux qui pourraient croire qu'ils voient vraiment la "une" du Monde.

Ecoeurement donc !

Note: si je reproduis ici la photo de cette pseudo "une" c'est uniquement pour que les lecteurs de ce blog sachent de quoi on parle dans ce billet.

Nico

 

Publié par tricolor à 14:02:12 dans France | Commentaires (5) |

A voir à la télévision: Jeudi 24 avril, intervention de Nicolas Sarkozy à 20h15 | 23 avril 2008

A voir à la télévision: Jeudi 24 avril, intervention de Nicolas Sarkozy à 20h15

Dans un contexte national et international difficile, Nicolas Sarkozy interviendra à la télévision demain soir sur plusieurs chaînes notamment TF1 et France 2 à 20h15.

Le chef de l'Etat sera interrogé par Patrick Poivre d'Arvor (TF1) et David Pujadas (France 2), présentateurs du journal télévisé, et également par Véronique Auger (France 3), Yves Calvi (France 5) et Vincent Hervouët (LCI).

L'émission, d'une durée de 90 minutes, devait initialement avoir lieu lundi soir mais a été reportée pour cause d'obsèques nationales d'Aimé Césaire en Martinique.

A VOIR DONC...

Nico

Publié par tricolor à 13:38:33 dans France | Commentaires (2) |

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